Tous les gouvernements sont affligés d'un grave problème chronique : Le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques. Ce n'est pas tant que le pouvoir corrompt, mais il fascine les sujets corruptibles. Ces gens ont tendance à s'enivrer de violence, ce qui créé rapidement les conditions d'une accoutumance fâcheuse.
Missionnaria Protectiva
Texte QIV (dicto)
La maison des mères (page 92)
Et un autre bien rigolo apparemment

Je le veux ! Je le veux ! Je le veux !
Au Xième siècle, au Japon, Sugawara Akitada fonctionnaire subalterne au ministère de la Justice a accepté d'aidé un de ses anciens professeurs qui soupçonne une affaire de chantage au sein de
l'Université Impériale. Craignant, le scandale, il lui demande de trouver ceux qui sont impliqués en se faisant passer pour un de ses assistants mais très vite les meurtres se
succèdent...
Frappée par la malédiction du deuxième tome chère à Yueyin, j'ai donc commencé cette série polar historique sans passer par le premier. En soi, cela
ne m'a pas vraiment gênée car l'histoire se comprend très bien même avec les quelques petites allusions aux événements précédents mais ce sont ces petites allusions qui me donnent envie de lire
le premier volet ne serait ce que pour voir l'introduction des personnages récurrents et l'évolution d'Akitada. Et comme 10/18 publie les deux premiers, je rattraperai très vite mon
erreur.
Donc, on se retrouve plongé dans la civilisation japonaise médiévale que j'avoue mal connaître mais les notes en fin de livre
permettent de comprendre le contexte assez vite. Passé le temps d'adaptation on finit par ne plus s'intéresser qu'à l'intrigue qui accroche vraiment très bien. L'enquêteur Akitada et ses
serviteurs Tora et Seimei vont devoir résoudre quatre meurtres, celui d'un prince disparu dans un temple, d'une musicienne des quartiers réservés, et de deux professeurs, commis dans un délai
assez court. C'est que l'affaire n'est pas simple puisque l'université est sur le fil du rasoir parce que les écoles privées drainent tout : les élèves des classes sociales élevés, les bons
professeurs et l'argent (et oui même à cette époque, le corps enseignant pourrait revendiquer pour une hausse d'honoraires) et que le moindre scandale pourrait entraîner sa fermeture définitive.
Et en plus notre héros sympathique est amoureux d'une jeune femme qui malheureusement ne veut pas l'épouser.
J'ai beaucoup aimé les personnages, l'intrigue et la fin qui laisse présager d'autres aventures ailleurs tout aussi passionnante. La seule chose qui m'a un peu gênée mais ce n'est pas bien grave, c'est le côté parfois moderne de certains termes employés qui font que l'on sort parfois de l'époque et du contexte. Cela dit, le récit est suffisamment prenant pour qu'on n'y prête plus attention au bout de quelques pages.

Sugawara Akitada jeune fonctionnaire au ministère de la Justice est envoyé dans la province de Kazusa pour savoir où sont passés les trois derniers convois d'impôts qui ne sont jamais arrivés à la capitale.
Après avoir commencé par le deuxième tome, il me fallait bien continuer par le premier. On y fait donc la connaissance d'Akitada de son vieux serviteur mais néanmoins plein de ressources Seimei et d'un exhubérant « Tigre des montagnes » alias Tora qui entre à son service mais ne s'embarrasse pas du protocole et semble tout ignorer des usages entre maître et serviteur. Une intrigue bien embrouillée avec des morts, des séquestrations, des moines pas «catholiques » heu.. « bouddhistes ? », de la corruption, des caches d'arme, une jeune peintre en danger, de beaux sentiments et heureusement que le cerveau d'Akitada fonctionne bien pour tout débrouiller dans cette affaire. Une série bien intéressante avec des personnages que l'on aime bien suivre dans leur petite vie comme dans leur enquête. Difficile de lâcher le livre avant d'arriver à la fin.
LES ECHOS