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  • : A Livre Ouvert...
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:41
LA BELGARIADE de David EDDINGS
Ed Pocket/Trad : Dominique Haas
Le Pion Blanc des présages (348p)
La reine des sortilèges (415p)
Le gambit du magicien (359p)
La tour des maléfices (439p)
La fin de partie de l'enchanteur (413p)


Pardon, pardon, je vous négliges mais voilà je suis depuis plusieurs jours je suis repartie à l'aventure avec un cycle fantasy constitué de deux séries de cinq tomes chacun : La Belgariade et Les chants de Mallorée. Et tout cela pour mon défi relecture. Le problème c'est que j'ai du mal à sortir des pages pour en parler. J'approche du but et j'en suis au dernier tome que j'aurai fini ce soir c'est certain. Cela dit, vu que le premier cycle est lu, je vais pouvoir en dire quelque chose. Alors La Belgariade je l'ai lu pour la première fois, juste après Le Seigneur des anneaux.. N'y connaissant pas grand chose à l'époque, je me suis laissée guidée par quelques avis glanés ça et là et j'ai opté pour cette oeuvre. Et bien m'en a pris puisque j'ai tout de suite adorée cette histoire certes peu originale mais très attachante. Mais surtout, j'ai été séduite par le ton décontracté, humoristique, en contraste total avec le côté parfois pesant et solennel du Seigneur des anneaux (aussi génial qu'il soit, il est vrai qu'on ne rigole pas des masses dedans). J'ai donc relu un certain nombre de fois ce cycle et toujours avec le même bonheur.

Premier constat relecture : mince mes exemplaires ne sont plus de la première jeunesse. Ils ont vécu, des pages commencent à se détacher, le papier n'a plus sa belle couleur d'antan et je ne parle pas de l'état pitoyable des couvertures pour certains.
Deuxième constat : mais attends j'avais pas vu toute ces coquilles avant !
Troisième constat : d'accord je connais l'histoire quasiment par coeur mais qu'est ce que je m'amuse à suivre les trépidantes aventures de Garion et ses comparses.

L'histoire est plutôt classique. Le bien contre le mal, La Lumière contre Les Ténèbres. Pas vraiment de suspens, on sait bien que les gentils vont gagner à la fin.

Alors pour faire un résumé mais vraiment résumé. Il existe deux prophéties : une prophétie de Lumière et une des Ténèbres. Les deux sont aussi valables l'une que l'autre. Elles agissent et s'affrontent depuis le début des temps par le truchement d'instruments humains ou non, un Enfant de Lumière et un Enfant des Ténèbres qui doivent déterminer laquelle des prophétie sera la seule réalité du monde et de l'univers tout entier. A partir de là, on suit le parcours de L'Elu de la prophétie de Lumière : Garion, un jeune garçon, vivant dans une ferme, qui évidemment sera guidé par un vieux sorcier et sa fille, tous deux immortels Polgara et Belgarath et aidé par tout un tas de bons compagnons aux talents divers et variés. En face, l'Enfant des Ténèbres n'est rien d'autre que Torak, le dieu dragon des Angaraks, un type mégalo et pas sympa du tout, du tout. Ses prêtres passent leur temps à affuter leurs couteaux sacrificiels et à lui offrir des coeurs humains qu'ils arrachent à leur victime encore en vie. Ils sont aussi un peu sorciers sur les bords et cherchent à faire obstacle à la prophétie de Lumière pour faire triompher l'autre.

Rien de bien original donc mais ce cycle a sur moi un aspect addictif. Impossible de relire un tome sans relire la totalité. C'est probablement parce que l'on s'attache aux personnages, aux dialogues bourrés d'humour second degré et au côté trépidant des aventures que vivent les personnages. Ces personnages ne sont pas à distance du lecteur, mais ont un côté familier et sympathique qui donnent envie de les suivre partout tel Belgarath le sorcier, une sorte de Gandalf qui serait porté sur le tonneau de bière et les filles des tavernes ce que déplore sa fille Polgara [« Le temps que j'y ai passé je l'ai employé toujours mieux employé que toi, père, observa tante Pol d'un ton acide. Pour autant que je m'en souvienne, pendant toutes ces années-là, toi tu menais une vie de bâton de chaise dans les bouges du front de mer à Camaar. Après quoi, il y a eu cette période de grande élévation que tu as consacré à t'ébaudir avec les ribaudes de Maragor. Je suis sure que ces expériences ont ineffablement contribué à élargir ton sens de l'éthique. » (extrait)]. C'est de la littérature de divertissement qui s'assume. Il vaut mieux ne pas y chercher de profondeur psychologique ou d'originalité dans les situations. On vit à cent à l'heure dans ce récit et on s'y amuse beaucoup.

Petites infos :

David Eddings a toujours écrit en collaboration avec sa femme Leigh (décédée depuis quelques années) et dans les rééditions leurs noms sont associés ce qui n'est que justice.
La Belgariade forme un cycle complet. Sa suite Les chants de Mallorées n'est pas indispensable à sa compréhension. Elle prolonge juste un peu le plaisir de retrouver les personnages que l'on a bien connu avant. Je finis cette suite et je vous en reparle.

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commentaires

Chimère 15/05/2008 23:48

Si tu accroches bien, tu vas avaler les tomes très vite, maintenant peut-être avec quelques jours de congés devant toi, tu te sentiras d'attaque.

Joelle 15/05/2008 09:03

Cela fait des années que j'ai cette série dans ma PAL mais j'ai toujours peur de me lancer dans la lecture en sachant que 5 tomes m'attendent, alors que j'ai des tas d'autres livres à lire :)

Chimère 03/05/2008 12:34

Si tu cherches de la profondeur dans ce titre Isil tu vas être déçue. C'est du pur divertissement.

Isil 02/05/2008 12:26

J'avoue ne pas être tombée particulièrement sous le charme. J'ai trouvé ça mignon mais sans plus, sans aucune profondeur. Je suis d'ailleurs sensée lire le tome 2 mais je ne suis pas particulièrement pressée à vrai dire.

Chimère 30/04/2008 11:13

Chiffonnette, le genre de lecture idéale pendant les vacances, pas de prise de tête, des personnages sympas, de l'aventure de quoi décompresser à fond.Yueyin, non je ne vais pas te renier mais j'espère que tu as le premier tome dans ta pal gulliveresque. :D